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  • Obituary
    Entrevue avec Donald Tardy.


    Les fanatiques finis de death métal ont jubilé lorsqu'ils ont entendu parler de la tournée d'Obituary qui s'est déroulée dernièrement. Le groupe légendaire de la Floride n'interprétait que des chansons des trois premiers albums, donc que des chansons immortelles! Avant le concert aux Foufounes Électriques de Montréal, je me suis rendu dans le bus de tournée pour jaser avec le batteur du groupe, Donald Tardy au sujet de passé, du présent et du futur du groupe. Interrompant le visionnement d'une partie de baseball sur leur téléviseur gigantesque, j'ai pu m’entretenir avec le batteur tandis que la partie continuait. Entrevue avec Obituary.

    Ceci est une tournée géniale pour les fans. Vous ne faites que du matériel des trois premiers albums donc vous couvrez ce que l’on appelle les classiques. Et vous n’êtes que 4 dans le groupe, pas de soliste et même pas de nouvel album à promouvoir. Qui a eu cette idée de tournée un peu surprenante ?

    C’est une idée qui vient de tout le monde dans le groupe, nous y pensions depuis un bout. De nombreux groupes le font à ce que j’ai pu comprendre. D’un point de vue totalement d’Obituary en plus de celui de nos fans, c’est une idée très cool. Nous avons remarqué que The End Complete fêtait son 20e anniversaire, c’est là que nous nous sommes dits : « C’est le temps de le faire ! De plus, ce ne sont pas seulement les fans qui seront heureux mais nous aussi car ce sera un genre de défi pour nous ! » Nous n’étions plus habitués de jouer la plupart des chansons sur ce disque. Certaines n’avaient même jamais été jouées sur scène par le groupe. Les fans sont bien heureux si je me fie aux réactions jusqu’à maintenant.

    Et maintenant, quel est le statut du groupe face à une signature avec une compagnie de disques ? Vous êtes avec un label ou indépendant ?

    Nous sommes libres de faire ce que nous voulons faire. Nous avons quelques idées ici. Quelques compagnies ont démontré de l’intérêt envers le groupe. Century Media est celle qui démontre le plus d’intérêt. Nous sommes bien excités par ce projet avec eux. Nous sommes allés à leurs bureaux en Allemagne et nous sommes très heureux de la rencontre. La communication était bonne et il semble que le tout va se concrétiser. Ils sont prêts à vraiment mettre ce qu’il faut pour pousser un groupe comme le nôtre. Pour ce qui est de 2013, ce sera une année géniale pour Obituary en ce qui a trait à un nouvel album et au futur du groupe.

    Donc, il y aura un nouvel album en 2013 ?

    Oui, il y aura un nouvel album pour l’été 2013, c’est certain.

    On dirait que tous les groupes de la vieille école se tournent vers Century Media et Nuclear Blast, comment se fait-il ? Est-ce le but ultime pour les groupes de l’époque de se retrouver avec eux ?

    Je ne crois pas que ce soit le but ultime. Ce n’est pas le rêve à atteindre, celui qui se retrouve en première position. Pour ce qui est de moi, de mon point de vue, je ne suis plus un jeune homme. Maintenant, nous sommes sérieux pour ce qui est de la facette business du groupe, et les autres membres aussi. Ce n’est pas que c’est important de se retrouver avec une compagnie de disques maintenant, les changements se font sentir depuis des années. Et il y en aura d’autres à venir. Même dans deux ans, le tout sera différent si l’on compare à ce qui se passe aujourd’hui. Obituary a compris une chose très simple : nous voulons faire parti d’une compagnie qui veut bien aider le groupe, qui nous comprend et qui comprend nos besoins. Nous ne vendons plus de disques de nos jours, les jeunes prennent le tout de façon gratuite sur le net. Il n’y a que les fanatiques les plus ardus qui achètent encore mais ce n’est pas une majorité viable pour un groupe plutôt underground. Mais nous ne sommes pas là, à pleurer. Nous connaissons le marché et nous savons que nous devons aller de l’avant avec de nouvelles solutions qui vont maintenir notre groupe vivant et sur la route. Et c’est justement avec ton aide en faisant ce genre d’entrevues et l’aide des fans qui viennent au concert que nous allons pouvoir rester une entité musicale qui roule tout en sortant des albums dans un futur rapproché. C’est notre but maintenant.

    Il y a eu un changement majeur chez Obituary. Vous êtes avec Terry Butler maintenant, un bassiste qui a joué avec Death et Six Feet Under. Pourquoi Terry ?

    C’était une décision d’affaire. Nous devions éliminer Frank du groupe.

    Était-ce en relation avec sa présence avec le groupe Gorgoroth ?

    Non, rien à voir. Que de mauvaises décisions au niveau de la business de sa part, et nous devions arranger le tout.

    Dans le même ordre d’idée, qu’est-il arrivé avec Ralph Santolla ?

    C’est que Ralph n’est pas un gars organisé dans ses affaires. Il n’avait pas la touche professionnelle que demande un groupe qui est en tournée de façon intensive comme Obituary. C’est excessivement difficile de faire une vie sur la route, de vivre dans un sac à dos, de passer d’aéroport en aéroport, de passer des semaines en autobus, de changer de pays et d’avoir quelques fois le luxe d’être à l’hôtel. C’est un des guitaristes les plus talentueux que je connaisse, et nous sommes encore des amis, mais il n’est pas prêt à ce genre de sacrifice qu’implique l’horaire de travail d’Obituary.

    Est-ce la même chose avec Deicide car il n’est plus avec eux ?

    Ça, je ne le sais pas.

    Et par le fait même, qu’est-il arrivé avec Allen West ?

    Le pauvre Big Al (Allen West) avait beaucoup trop de problèmes en relation avec ses conduites de véhicule avec les facultés affaiblies. Je ne crois pas que je doive m’étendre sur le sujet. C’est un idiot mais je l’aime, c’est encore un ami. Nous sommes encore tous amis avec lui.

    Nous avons tous des amis comme ça !

    Et c’est la même chose avec Ralph. C’est trop une vie difficile que d’être dans un groupe qui fait de la tournée de façon intensive, surtout quand tu n’es pas capable de démontrer que tu puisses être un véritable professionnel. Comme je te dis, d’un point de vue professionnel, ça ne fonctionne pas avec eux mais d’un point de vue amical, c’est correct. J’espère même pouvoir écrire de la musique avec eux dans un avenir rapproché.

    Étant donné que les entrevues en français ne sont pas monnaie courante pour Obituary, je suis certain que de nombreux amateurs du groupe ne savent pas ce qui s’est passé avec James Murphy à l'époque de Cause of Death. Peux-tu nous en parler ?

    C’est que James a été remplacé par Allen West qui revenait. Il était déjà un membre du groupe. Il était prêt à revenir mais James le savait déjà. À l’embauche, c’était déjà clair. Nous avions eu cette discussion auparavant et il était très cool avec l’idée. Même si nous avions Stevie Ray Vaughan dans le groupe, le marché était que dès qu’Allen était prêt, il reprenait sa place. Point.

    Lorsque vous avez lancé Frozen in Time, vous étiez encore sous contrat avec Roadrunner. L’album est sorti mais il n’a pas eu de promotion véritable par la compagnie qui semblait dire qu’elle n’était plus dans ce genre de métal.

    Les dirigeants chez Roadrunner savaient que nous revenions et ils n’étaient pas intéressés envers notre produit et notre groupe. Comme tu le dis, ils ne voulaient plus de ce genre de groupe mais selon le contrat que nous avions avec eux, nous leurs devions un autre album. C’était une entente contractuelle. Nous nous sommes donnés cœurs et âmes sur ce disque car nous ne devions pas manquer notre coup, nous étions en train d’effectuer un retour après tout. Nous leurs avons livré un album fantastique. Ils savaient que nos jours avec eux étaient comptés et que ce n’était qu’une question de mois donc, pourquoi pomper une tonne de dollars envers un groupe qui ne sera plus avec nous dans quelques mois ? Je comprends cette situation et cette décision qui a été prise strictement d’un point de vue affaire. C’est ce que c’est.

    Es-tu amer envers tout ça ?

    Non, nous avons signé avec eux un contrat merdique lorsque nous étions tous très jeunes. Nous payons encore aujourd’hui en ne faisant aucune cenne en ce qui se rapporte à la vente d’albums qui sont sortis avec eux.



    Slowly We Rot, votre premier album a été enregistré sur une console 8 pistes avec Scott Burns, le producteur derrière le genre. Je crois que c’était sa toute première production, est-ce bien vrai ?

    Oui, c’est vrai. Slowly We Rot a été enregistré sur une console de 8 pistes. Tu enregistrais la batterie avec six micros que tu ramenais à une piste sur le mix stéréo. Trevor enregistrait sa guitare, Allen enregistrait sa guitare et ainsi de suite. Une vraie production maison. C’était la première fois que Scott Burns était derrière une console pour donner des ordres. Il n’est pas celui qui a commencé l’album, c’était un gars du nom de Rick Miller mais un membre de sa famille est tombé malade et il a quitté. Scott agissait en tant qu’ingénieur ; il connectait des câbles et changeait le sac de poubelle à la fin de la soirée au studio. Quand Rick a quitté, nous avons dit que nous voulions Scott !

    Mais lorsque vous enregistriez l’album, c’était encore sous le nom Xecutionner ?

    Oui. Même que la pochette de l’album était prête et peinte avec le logo de Xecutionner avec les lames et tout. Et c’est là que la demande pour le changement de nom a été faite et l’artiste a refait la pochette sur un canevas. Et c’était sur une immense toile, aussi grosse que le mur derrière toi. (NDLR : Environ 3 mètres par 3 mètres)

    Et vous l’avez toujours ?

    Non, l’artiste l’a gardée. Même chose avec Andreas Marschall pour The End Complete. Ce sont leurs bébés, ils doivent garder ça dans leurs archives j’imagine.

    Tant qu’à parler de pochette, il faut parler de celle de Cause of Death. En jasant avec Andreas Kisser de Sepultura, il me racontait que Beneath the Remains devait avoir la pochette de Cause of Death mais qu’il y a eu un mélange, probablement intentionnel de la part de Roadrunner. Que peux-tu nous dire sur ce sujet ?

    Les musiciens des deux groupes n’ont vraiment rien à voir avec tout ça, c’est clair depuis toujours. C’est que Roadrunner a montré aux deux groupes, en même temps, la même image qui est celle de l’arbre que l’on connait. Nous avons donné notre approbation avant eux, dans le genre cinq minutes avant eux. A la base, je crois que Sepultura a été offusqué. Mais pour répondre de façon rapide à la question, je te dirais que Monte Conner (l’ancien dirigeant de Roadrunner) nous a montré la même image en même temps mais nous avons appuyé plus rapidement sur le bouton qu’eux. Et de tout façon, c’est une pochette pour Cause of Death, l’imagines-tu autrement ?

    Non.

    Moi non plus!

    Nous avons souligné récemment le 10e anniversaire d’I Get Wet d’Andrew WK. Un fait que certaines personnes ne savent pas, mais tu étais le batteur d’Andrew WK dans ce temps-là. Que peux-tu nous dire de cette expérience avec Andrew WK ?

    Il prenait son envol tranquillement. Il installait les pièces de son échiquier et pour une raison un peu farfelue, il est devenu ce parrain du death métal. Un jour, il m’arrive en disant : « J’adore ton style en tant que batteur, je te veux dans mon groupe. Si tu es intéressé, tu as le job ! » Il savait que j’étais aux antipodes totalement de sa sonorité de base mais non, il voulait que je sois derrière la batterie. À la base, je ne faisais rien sans mon frère, c’était le death métal et rien d’autre mais je lui ai dit oui. Une période à jouer du rock n’ roll énergique, pourquoi pas ! Un groupe qui se ramasse sur une étiquette majeure et je vais aider ce groupe à obtenir un succès monstre. J’ai pris le boulot et j’ai construit et modelé le groupe qui entourait Andrew, à l’exception de Jimmy Coup, qui était là depuis le début mais tout le reste venait de moi. Jimmy et moi avons vraiment aidé Andrew à devenir la figure dominante sur scène qu’il est devenu. Pas en lui disant mais en lui montrant comment il faut faire pour partir en tournée de façon professionnelle pour ensuite aller botter des derrières!



    J’ai vu Andrew WK l’an passé et c’était comme une soirée karaoké, il ne pouvait pas utiliser ses chansons. Est-ce vrai ? Que peux-tu nous dire ?

    Ah non, il peut faire ce qu’il veut avec son matériel. Il décide que parfois, c’est avec le groupe, parfois lui seul au piano et d’autres fois, en mode comme tu l’as décrit. Il possède ses chansons, il peut faire ce qu’il veut avec son matériel. Tu as vu une soirée où il était en mode karaoké comme tu le dis. J’ai passé trois ans avec lui, c’était vraiment une partie de plaisir. Je suis encore très ami avec eux et j’ai manqué faire quelques concerts avec eux sur leur dernière tournée. Mais Obituary occupait mon temps donc je n’ai pas pu.

    Et cette rumeur qui dit qu’il y aurait plusieurs Andrew WK question de pouvoir meubler le marché ? (Rumeur folle?? À lire ICI!)

    Je ne dirai pas que cela ne se peut pas car je n’en ai aucune idée !

    Trevor Peres, votre guitariste, est aussi un gérant de tournée pour d’autres groupes. Nous avons pu le voir avec Grave il y a quelques mois.

    Il a toujours été enclin vers la portion affaire de la musique. Il est bon en mathématique et nous faisons ce métier depuis tellement longtemps, il connait tous les rouages. Il sait qu’une tournée en Amérique du Nord doit être gérée par un bon directeur de tournée. Surtout quand ce sont des groupes qui comptent des amis que nous avons et que tu sens qu’ils vont partir sur la route avec un épais qui leur donnera de mauvais conseils. Je crois que c’est la raison majeure, c’est pour ça qu’il est parti en tournée avec Grave car ce sont des amis et il voulait que le tout se déroule bien pour eux car ce sont des Suédois en visite.

    World Demise a souvent été vu comme un album controversé car il ne comportait pas de trucs gore comme sur les autres albums, il était plus porté envers la conscience sociale. Quel était votre état d’esprit à l’époque ?

    Je ne vais pas y aller de façon très approfondie sur celle-là tout bonnement parce qu’Obituary n’a jamais été un groupe qui a été reconnu pour ses paroles. Nous n’avons jamais eu la propension d’écrire sur des sujets précis. Ce n’est pas que, tout d’un coup, nous nous sommes mis à recycler et à être végétariens. Nous savions que les êtres humains en général étaient stupides. Ça nous choquait dans le temps et encore aujourd’hui. Ça me met encore en furie quand je m’aperçois que je recycle à plein bac et que mes voisins ne le font pas du tout et que tout s’en va directement dans les vidanges. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Nous le savions à l’époque que l’humain était stupide, qu’il se fout de tout ce qui l’entoure et le tout n’a pas changé. C’est le bonheur personnel avant tout. Tout ce que nous voulions dire avec une chanson comme Don’t Care c’est que nous nous foutons de la planète, nous nous foutons des dommages que nous lui causons et que nous allons perdre cet endroit si l’on poursuit sa destruction. Nous ne sommes qu’un groupe de death métal après tout !



    Et 15 ans plus tard, quels sont tes pensées face à la pièce Bullituary ?

    Je l’aime encore ! C’est l’une des choses qui me plait vraiment car je suis un fan de nombreux genres de musique. C’est une chanson qui est née après une certaine réflexion. Il y avait de la bonne musique rap dans le temps. De nos jours, ça ne va plus avec le rap avec les Lil’ Wayne de ce monde. L’influence est tellement négative, tu as de jeunes étudiants qui embarquent dans ce genre de bateau, c’est médiocre. Cette chanson est née grâce à des gens que je connaissais, des gens très talentueux qui rappaient de façon merveilleuse et la fusion avec notre son a donné Bullituary. Lorsqu’ils ont entendu ce que nous avions à proposer, ils se sont dit qu’ils étaient capables de rapper sur ce genre de rythmes. Nous savions que de nombreux fans allaient détester mais pourquoi s’en faire, ce n’est que de la musique !

    Et comme dernière question : combien de fois répétez-vous le riff final à la fin de la chanson The End Complete ?

    Je n’en ai aucune idée ! Hahhahha ! Nous l’avons modifiée pour que l’on puisse la terminer de façon plus claire mais je ne sais même pas le nombre de fois que le pattern se répétait à l’origine.

    Merci Donald !

    Merci !

    www.obituary.cc



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    Informations
    Obituary
    Entrevue avec Donald Tardy.
    Yanick Tremblay
    Posté et traduit par
    Yanick Tremblay
    le 23 octobre 2012
    Obituary
    Début: 1988
    Pays: États-Unis
    Style: Death Metal
    Site Internet: Visiter
    MySpace: Visiter
    L'histoire de ce groupe death metal américain a débuté en 1984 sous le nom Xecutioner à Tampa en Floride. Leur nom est devenu Obituary et leur premier album, "Slowly We Rot", a été mis en...
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